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Ressources - Articles de presse


Mardi 13 mars 2007 :

"Ce sont les sondeurs eux-mêmes qui l'affirment :

près d'un tiers des français ne peuvent être joints par leurs enquêteurs ! Pourquoi ?


La faute au téléphone portable, qui se répand de plus en plus. Or les instituts n'interrogent que des cobayes pourvus de lignes fixes. Leurs échantillons sont en effet constitués à partir de noms inscrits dans les annuaires téléphoniques. Selon une enquête - jusque là inédite - de la Sofres et une autre du bureau d'études Credoc, 17 % des foyers français ne disposaient pas d'une ligne fixe en 2005. Tandis que 14 % des foyers équipés, eux, d'un téléphone "à fil" s'en servaient uniquement pour internet. Autrement dit, eux non plus ne peuvent être contactés par les sondeurs.

31 % des Français exclus des enquêtes, c'est beaucoup. Et cela complique le travail. Car dans cette population insondable, la proportion des jeunes de 18 à 34 ans, toujours selon l'enquête Sofres, est très supérieure à ce qu'elle est dans l'hexagone. Idem pour (dixit le Credoc) les ouvriers et les personnes à faible revenus. Conclusion : les jeunes et les catégories modestes sont plus difficiles à atteindre que les autres, et la fiabilité des échantillons représentatifs risque, là aussi, d'en souffrir.

Comme si cela ne suffisait pas, les sondeurs se heurtent à un refus de réponse dans plus de 30 % des appels. Enfin ils négligent complètement les DOM-TOM, qui représentent tout de même 2,3 millions d'habitants.

Les affres des sondeurs ne s'arrêtent pas là puisque, de leur propre aveu, 40 à 50 % (suivant les instituts) des sondés qui consentent à répondre se disent indécis et capables de changer d'intention de vote au dernier moment !
Dire que c'est sur cet effectif rogné de partout et flageolant, que tourne, aujourd'hui, toute la vie politique. En attendant le sondage grandeur nature du 22 avril."
Mis à jour ( Vendredi, 06 Juin 2008 19:25 )